Wednesday Showbike CCCXLVI

Squid Shred to Ed's

Originaire de Sacramento, en Californie, Squid est un OVNI dans le paysage cycliste que nous connaissons. Cette jeune marque, portée par sa visibilité dans le cyclocross américain, ne fait rien comme tout le monde. En premier lieu, Squid ne peint pas ses cadres, mais encourage ses clients à peindre eux mêmes leur acquisition. Pour autant, Squid ne manque pas d’esthétique et le monde du street art est une influence immanquable.

Squid s’est construite en même temps qu’elle devenait le distributeur américain des peintures Spray.Bike. Le choix de ne vendre que des cadres non-peints était donc évident. Même si la base est la même, il n’y a donc pas deux vélos identiques. On est loin des propositions des grandes marques, toujours plus aseptisées ou bardées de logo !

Comme beaucoup d’autres petites marques, Squid ne fabrique pas ses cadres et ne s’en cache pas. Mais contrairement à d’autres, Squid s’est lancée en ne proposant que des cadres en aluminium, fabriqués par « des voisins », Ventana. Depuis, Squid a élargi sa gamme avec des cadres acier, fabriqués essentiellement à Taïwan.

Le vélo du jour est un Squid Shred to Ed’s. Ce digne héritier du Bmixx est lui aussi construit comme un mélange de BMX et VTT. Le Shred to Ed’s est prêt pour la petite sortie vitaminée de fin de journée, à finir en terrasse chez Ed par siroter une boisson. Après quelques mois de confinement, c’est un programme alléchant, non ?

Photos : Shinya Suzaki