Début octobre, notre petite communauté du singlespeed a de nouveau envahi la petite ville de Kobarid (Slovénie). Après avoir accueilli le Championnat d’Europe, c’était cette fois un rendez-vous mondial avec le SSWC 2019 (Championnat du Monde de singlespeed VTT). Place au compte-rendu !

Pour les plus motivés, l’évènement a commencé en milieu de semaine avec un rendez-vous donné à Lubjana, capitale de la Slovénie. Même si la météo n’a pas toujours été de la partie pendant ces deux premiers jours, cela n’a, évidemment, pas entamé la bonne humeur. Le mélange de sorties à vélo et de visites de bars a peut-être aidé aussi à réchauffer les cœurs !

L’après-midi du jeudi, la migration vers Kobarid a commencé et Kamp Rut a commencé à s’animer au fur à mesure des arrivées. Ainsi, le groupe a progressivement grossi, alors que cette première soirée était déjà bien animée. La joie des retrouvailles, l’alcool, ou encore un petit groupe de Néerlandais à la musique douteuse… Bref, bienvenue dans le monde du singlespeed !

SSWC 2019

Vendredi, place à la découverte

Vendredi matin, la météo était splendide, après une nuit fraiche dans le camping. Après un peu de temps laissé au réveil, les organisateurs proposaient des sorties de différentes difficultés. La grosse randonnée montant en haut du Matajur a eu beaucoup de succès compte tenu de sa difficulté en singlespeed. La promesse de 12km de singletrack descendant en a motivé plus d’un !

En milieu d’après-midi, les sorties du jour étaient terminées, la place centrale de Kobarid était pleine de singlespeeders… Pas de doute, nous étions bien au SSWC 2019 ! Puis, progressivement, tout le monde retournait à Kamp Rut, qui s’animait de plus en plus. Des vélos partout, des récits de sortie ou d’exploits autour d’un breuvage (souvent houblonné), le lieu commençait à vibrer de l’énergie caractéristique du singlespeed.

L’ambiance est montée progressivement pendant le repas. Pendant ce temps, un groupe surprenant a commencé à entonner des standards du rock avec ses instruments décalés. Et la soirée était lancée pour de bon, avec des rires et des sourires partout. Le week-end était bien lancé, comme 3 ans auparavant pour le SSEC. Est-ce que l’air de la Slovénie incite plus à la fête qu’ailleurs ?

SSWC 2019

Samedi, c’est la course !

Le lendemain matin, on sentait que la soirée de la veille avait été bonne : des petits yeux, des sourires et des maux de têtes. Mais à la fin de la sortie du jour, ce sont des tatouages qui attendaient les vainqueurs ! En milieu de matinée, les déguisements ont commencé à faire leur apparition dans Kamp Rut. Les organisateurs nous donnaient rendez-vous sur la place centrale de Kobarid pour un rapide discours au milieu des badauds surpris.

Après être revenus à Kamp Rut, tous les participants posaient leurs vélos au sol et s’éloignaient dans une clairière voisine, hors de vue de la zone de départ. Une vingtaine de personnes s’affairaient à bouger, voire cacher les vélos, notamment dans une remorque de poids-lourd. Le lieu paraissait vide de vélo ! D’ailleurs, une fois le départ lancé, la surprise était de taille pour beaucoup de participants.

Une fois sur le parcours, c’est d’abord une grande boucle qu’il fallait réaliser. D’abord roulante en fond de vallée, elle s’attaquait aux premières pentes sur le retour, puis devenait vraiment dure une fois passé l’arrêt schnaps (oui, oui, vous avez bien lu !). Une dernière portion du circuit, la plus jolie, servait de boucle supplémentaire à réaliser deux fois par ceux qui prétendaient à la victoire.

Chez les femmes, c’est Kim (Belgique) qui a écrasé la course. Mais chez les hommes, le titre du SSWC 2019 s’est joué dans une super-finale. Le départ se faisait sur les vélos, puis il fallait chercher une bière dans un énorme tas de paille. Le premier à trouver et boire sa bière passait au tour suivant. À ce jeu, c’est James (Afrique du Sud) qui a été le plus rapide / chanceux.

SSWC 2019

Un peu de calme…

Après cette fin de matinée mouvementée et un déjeuner tardif, l’après-midi était plus calme. Beaucoup de participants en ont profité pour faire un peu de tourisme et profiter du festival gastronomique organisé dans Kobarid, notamment. Les singlespeeders sont de bons vivants et ont donc fait honneur au festival ainsi qu’aux commerçants présents.

À mesure que la lumière déclinait, Kamp Rut s’animait de nouveau. Après le dîner et un premier concert, il était de temps de penser à l’an prochain. Quatre prétendants se sont déclarés pour l’organisation du SSWC 2020. La Tasmanie et la Belgique se sont rapidement qualifiés au cours de deux demi-finales de cycle-ball, pas très compréhensibles de l’extérieur. Mais peu importe, non ?

Peu de temps après, les organisateurs faisaient une courte remise des prix. Kim et James ont montré leurs tatouages, puis un cadre Vassago fut promis au vainqueur d’un derby. Les motivés sont donc immédiatement montés sur leur vélos et à mesure que le cercle de spectateurs se rétrécissait, il restait de moins en moins de vttiste n’ayant pas mis le pied à terre.

Après ce bref interlude cycliste, la fête était de nouveau la priorité, avec l’arrivée des Super Actions Heroes. Musique douce et tisane à la verveine, c’était tout ce qu’il n’y avait pas en cette fin de soirée… Sans compter que la Tasmanie et la Belgique se sont départagés au cours de deux prestations de karaoké punk-rock. Et c’est la Belgique qui a gagné le droit d’organiser le SSWC 2020 ! L’ambiance était excellente avant cela, mais cette nouvelle remit de l’énergie à la fin de soirée.

SSWC 2019
Source : One Gear

Dimanche, fin du SSWC 2019…

Pour certains, c’était déjà l’heure du départ, alors que d’autres pouvaient profiter d’une dernière sortie autour de Kobarid. Une randonnée de difficulté modérée était proposée, pour aller déjeuner légèrement en altitude avant de redescendre sur Kamp Rut dans l’après-midi. D’autres ont choisi d’en profiter jusqu’au bout, peu importe l’état de forme du jour*.

En fin d’après-midi, il ne restait plus beaucoup de singlespeeders à Kobarid. Kamp Rut s’était aussi bien vidé dans l’après-midi et la soirée fut donc très calme pour les « survivants ». Le SSWC 2019 était déjà fini, après quelques journées denses, riches en émotions et rencontres (ainsi qu’en schnaps). À l’an prochain, en Belgique !

* Qui n’était pas terrible, vous vous en doutez !

Merci

  • À Ursula, Danijel et leur équipe de bénévoles pour l’organisation sans faille. Ces quelques personnes ont mis la Slovénie dans nos cœurs pour de bon !
  • À l’équipe de Kamp Rut pour l’accueil de notre bande de joyeux fêlés
  • À Curtis, Pieter, Angus et James pour un chouette week-end entre copains

Photos : One Gear (d’autres sont disponibles sur Instagram, dans la story dédiée à l’évènement)

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