Compte-rendu du Hellcross 2014

Le 8 et 9 novembre dernier, les joyeux lurons de Singlespeed Belgique organisaient une course de cyclocross pour la deuxième année consécutive, en mémoire de l’un des leurs, Hugo, décédé brutalement il y a 2 ans. La première édition avait été un véritable succès, mais il est toujours difficile de remettre le couvert et de rencontrer le même succès (le fameux deuxième album que craignent tous les artistes musicaux). L’organisation a d’ailleurs eu son lot de galère, mais l’évènement a tout de même eu lieu et restera longtemps dans les mémoires des participants.

Hellcross
Source : One Gear

Les premiers d’entre eux sont arrivés dans la région le vendredi soir, mais le plus gros de la troupe s’est rassemblé à Tournai le samedi. Une randonnée par groupe de niveaux était organisée autour de Tournai grâce à l’aide d’un club local. Certains ont décidé de rouler de leur côté, pour découvrir les fameux pavés belges, ou de commencer à lever le coude. Cependant, à partir de 18h, c’est bien cette dernière activité qui a pris le dessus dans un pub de Tournai, rempli de singlespeeders ravis de se revoir, de rencontrer de nouvelles têtes et de passer un bon moment ensemble. La soirée a été mémorable, avec deux concerts incitants le public à bien remuer. Et autant vous dire, que beaucoup ne se sont pas faits prier !

Hellcross
Source : One Gear

Le lendemain, après avoir accueilli ceux qui ne se déplaçaient que pour la journée, les festivités ont réellement commencer. La première course, réservée aux multis, a permis de mettre spectateurs et participants dans le bain de l’événement, puis les courses singlespeed se sont enchaînées. Ainsi, en fin de matinée, la poule A a été lancée, après que les partants aient enlevé leurs chaussures droites, pour rajouter un peu de hasard dans le système. L’ambiance est rapidement montée au cours de la course, la « spirale » en milieu de parcours devenant rapidement un lieu bruyant et animé.

Le parcours choisi était parfaitement adapté au singlespeed et plutôt d’inspiration VTT, en favorisant la technique. Peu de lignes droites, des virages de tous types et quelques obstacles. Cependant, quelques passages à pied et « planches », ainsi que le faible dénivelé rappelaient que nous étions sur un cyclocross. Comme l’an dernier, un arrêt bière permettait d’éviter un détour et de rajouter un peu d’incertitude dans tout ça.

Hellcross
Source : One Gear

Après 45min d’effort, courte pause pour préparer le départ de la poule suivante. Cette fois, c’est sans casques que les coureurs partaient, alors que les couvre-chefs étaient distribués aux spectateurs. Courir, retrouver son casque, courir de nouveau, chercher son vélo, le trouver et, enfin, partir à l’assaut du parcours. De nouveau, la « spirale » est devenue le point chaud du parcours, avec beaucoup d’ambiance et grain de folie de temps à autre.

La poule C a probablement été le point culminant de l’ambiance de la journée, avec quelques coureurs chauffant l’ambiance de la « spirale » de leurs péripéties plus ou moins sérieuses. Une belle atmosphère, pas vraiment sérieuse, où tout le monde a le sourire, j’espère que Hugo a apprécié ce moment !

Hellcross
Source : One Gear

À l’heure de décider qui participerait à la finale (les poules étaient des sélections), les organisateurs ont finalement décidé de laisser rouler tous ceux qui le souhaitaient. Et sur un coup de tête, le départ a été annoncé sans préavis, juste à côté de la buvette, alors que personne n’était prêt. Les premières minutes furent donc assez hasardeuses et bordéliques ! Mais tout rentra dans l’ordre au fur et au mesure des tours, à l’exception de l’arrêt bière, dont les réserves furent réduites à néant en milieu de course…

Après cette journée d’effort, des coureurs ont remporté leurs catégories et ont donc légitimement reçu des prix. Mais le principal n’était pas là. Tout le monde avait le sourire aux lèvres, ravis d’avoir passé une journée exceptionnelle, dans une atmosphère chaleureuse et un peu folle. Comme l’an dernier, l’évènement était donc un bel hommage à Hugo, parfaitement (dés-)organisé par ses copains de vélo. Comme quoi, même à notre époque, on peut encore trouver un peu d’humanité de fraternité en ce bas monde !