SSCX – Un avenir radieux

Par SSM - 8 mai 2017 - Commentaires fermés sur SSCX – Un avenir radieux

Santa Cross

Source : One Gear

Historiquement, le cyclocross est un sport avant tout européen. Mais sa déclinaison singlespeed ne l’est pas vraiment, puisque comme pour le VTT, le continent nord-américain a été moteur dans l’organisation d’évènements dédiés. Ainsi, les Championnats du Monde de cyclocross singlespeed (SSCXWC) sont nés aux États-Unis et sont restés en Amérique du Nord jusqu’à la dixième édition. Cela va même au-delà aux États-Unis, puisque des catégories singlespeed existent dans le championnat national géré sous des règles UCI. Ces catégories dédiées sont critiquables, mais on ne peut pas nier l’écart de reconnaissance avec ce qui se passe de notre côté de l’Atlantique !

En effet, pendant ce temps-là, le cyclocross singlespeed s’est développé très lentement en Europe. Deux pays avaient et ont toujours de l’avance : l’Italie et les Pays-Bas. Cela est peu surprenant pour le premier ; compte tenu de l’attachement des Néerlandais pour le cyclocross, il semble légitime que le SSCX ait beaucoup d’adeptes, même s’il est nettement moins visible. Mais les singlespeeders italiens les ont précédés, créant avant tout le monde une série de courses dédiées avec une épreuve phare : Rockville. Ailleurs en Europe, quelques pratiquants isolés, mais pas d’organisation à proprement parler. (suite…)

SSCXWC 2016

Par SSM - 8 décembre 2016 - Commentaires fermés sur SSCXWC 2016

Il est probable que la majorité des lecteurs de One Gear n’ait pas réalisé que le Championnat du Monde de cyclocross singlespeed avait lieu le week-end dernier à Portland (Orégon, États-unis). C’était la dixième édition de l’évènement, né en 2007 dans la même ville et qui n’a pas quitté le continent nord-américain depuis. Toujours est-il que c’est quasiment la même équipe à l’origine de l’évènement de 2007 qui a organisé ce dernier opus, probablement l’un des plus mémorables, d’après ce que l’Internet laisse transparaître.

Ainsi, les photos pleuvent depuis dimanche, les comptes-rendus commencent à arriver aussi et il devient possible de se faire une idée de ce qu’était l’évènement : une sacrée fête ! Entre autres faits notables, Sven Nys et Josh Bryceland avaient fait le déplacement, preuve que le singlespeed peut rassembler des individus qu’a priori tout sépare. Adam Craig a aussi ajouté un tatouage à sa longue collection, preuve supplémentaire qu’il est une légende de notre petite communauté. Et l’évènement change enfin de continent l’année prochaine pour rejoindre l’Italie !

PS : Si vous êtes curieux, allez faire un tour sur Cyclocross Magazine et sur Instagram. Vous y retrouverez une ambiance familière !
PPS : Florent était encore absent… Guy Kahouze au rapport !

SSCXWC 2015

Par SSM - 10 septembre 2015 - Commentaires fermés sur SSCXWC 2015

SSCXWCLa saison de cyclocross est imminente, la liste d’évènements s’allonge et il est temps de finaliser sa préparation. Et pourquoi pas pour l’un des plus grands, le Championnat du Monde de cyclocross singlespeed (SSCXWC) ?

Cette année, c’est de nouveau le continent nord-américain qui accueille l’évènement, puisqu’il aura lieu à Victoria, en Colombie Britannique (Canada). Ce sera fin novembre, du 20 au 22, et probablement une fête mémorable pour ceux qui pourront s’y rendre !

Compte-rendu du SSCXWC 2013, ép. II

Par SSM - 18 janvier 2014 - Commentaires fermés sur Compte-rendu du SSCXWC 2013, ép. II

Résumé de l’épisode précédent : Nos deux compères représentant la candidature belge ont vécu leurs premières journées sur le sol américain. Le cœur de l’évènement reste devant eux, mais les bons moments et bonnes rencontres sont déjà nombreux.

A vous de découvrir la fin de leur périple ci-dessous :

ACTE III – LE PÈRE BILENKY

Le samedi est le jour du Bilenky Junkyard. Après un petit-déjeuner américain (omelettes, steaks et café), on file dans un quartier au nord de la ville pour assister à cette course mythique. Le lieu est simplement fou, un tracé dans une casse de voitures avec shortcut (raccourci) si tu prends un shot de whisky, ou sinon tu passes dans deux fourgons mis cul à cul ! Le rider Cannondale de dirt Aaron Chase est là, il a amené un énorme tremplin et nous régale de back-flips au dessus de la voiture qui sert d’obstacle artificiel sur le tracé.

Junkyard

Source : tonicflo

L’ambiance est folle, je découvre les handups (tendre son bras pour offrir une bière ou du bacon à ceux qui roulent) et on sympathise très vite avec Brian de chez Chrome (qui m’offre un sac, normal), la brochette d’illuminés que constitue Hodala et un photographe qui s’avèrera bosser chez Chris King (et qui a fait une jolie galerie de l’évènement). Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

L’ambiance est tellement folle qu’on loupe nos séance de qualifications mais pas grave, les stands locaux de hot-dogs et autres sandwiches nous consolent. J’en profite pour tailler le bout de gras avec Stephen Bilenky, le maître des lieux et initiateur de cette course totalement barrée. L’homme est sympa, et son atelier de cadreur une véritable caverne aux trésors !

En fin de journée un type m’offre un cookie, mais il s’avère qu’il est chargé de substances illicites. Résultat : terminé, bonsoir, baissé de rideaux. Je suis raide défoncé au milieu de la casse, à tenter de ramasser des canettes de bières vides avec des types du genre qu’on croise que dans les films des frères Coen, scénario totalement improbable. Sur la route du retour je m’endors comme un enfant et je ne verrai pas la soirée du samedi … dommage, l’ambiance semble folle sur les photos et il y avait un goldsprint où j’aurais pu bien figurer, étant plutôt à l’aise avec cette connerie.

 

ACTE IV – LA BATAILLE DE BELMONT

Le dimanche, jour des SSCXWC13Philly, on se pointe en fin de matinée au Belmont Park, sur les hauteurs de la ville. Nous participons à la course open (« Everyone is a winner ») vu qu’on s’est pas qualifiés la veille au Bilenky Junkyard. Changement de tenue à la dernière minute, pas le temps de me rendre compte que le vélo qu’on m’a prêté aurait besoin d’un réglage de freins et d’air dans les pneus. Mais à cheval donné on ne regarde pas les dents, et je pars plus dans l’optique de m’amuser que de jouer la gagne. Sapé en coureur à l’ancienne (casque à boudins, cuissard court en coton et maillot de l’équipe nationale belge) les gens me remarquent et je m’arrête en pleine course pour déguster du bacon ou boire une Malteni, voire l’échanger contre un PBR (Pabst Blue Ribbon, bière locale équivalente à de l’Heineken). Pas certain que je sois gagnant au change !

J’arrête la course après trois tours, le parcours est superbe mais physique, alternant parties classiques de CX avec singletracks techniques. Il y a pas mal de dénivelés et vu mon bad trip de la veille j’ai pas de jus. Je rentre me changer rapidement car la température a bien baissé et il commence à neiger. Je ne veux pas louper la course des élites hommes et femmes, pour faire des photos et encourager les amis qui ont décidé de braver la neige qui tombe de plus en plus fort, jusqu’à 10cm en fin d’après-midi.

SSCXWC

Source : tonicflo

Après une course rondement menée c’est Adam Craig qui s’impose (de nouveau) chez les hommes et Vicky Barclay chez les dames. Mais le principal étant l’ambiance à retenir, les humans barriers (les mecs se mettent à quatre pattes en travers de la course pour faire une barrière) les handups bacons et bières, les handowns avec les billets de 1$ et les spectateurs qui cravachent ceux qui roulent. Il y a même des mecs qui se sont confectionnés des cannes à pêche avec une tranche de bacon au bout, et si tu la chope en roulant il crient comme des ânes ! Un prix spécial pour le type qui balançait des morceaux de gâteau avec une raquette de badminton, jamais vu autant d’imagination pour faire les idiots !

J’assiste au départ sur la ligne des filles, je suis impressionné du nombre de filles présentes, on sent réellement qu’ici le cyclocross et même le vélo n’ont pas le côté beauf et traditionnel qu’il peut avoir en Europe, et elles n’hésitent pas s’amuser dans la boue : GIRLS JUST WANNA HAVE CROSS!

La neige étant abondamment tombée, on ne tarde pas à ranger les barrières, les balises et nettoyer la course. On rentre se changer à l’hôtel et direction la soirée de clôture et surtout de décision de l’organisation pour 2014. Les vainqueurs exhibent les tatouages récompensants leurs efforts dans la tenue traditionnelle du maillot de bain doré, unique prix avec une jolie couronne faite par un artisan local. Comme d’habitude, ça s’encanaille rapidement, enquillant les bières et les bonnes rencontres.

La décision pour l’organisation 2014 se fait par une partie de poker où chaque personne inscrite recevait quelques jetons à donner à son organisateur favori pour l’année suivante. Malgré notre candidature tardive et la faible composition de notre délégation, on a réussi à glaner une dose respectable de jetons, on a tout donné niveau ambiance, bière belge et conneries sur le week-end. Mais je dois reconnaître les types du Kentucky sont présents en nombre et c’est logiquement qu’ils remportent la victoire bien aidés par leur stock impressionnant de jetons à la base. Pas de soucis, les copains d’Hodala nous supporteront l’année prochaine, paroles de Seattlïtes ! Nous avons noué énormément de contacts et tout le monde veut qu’on vienne l’année prochaine, ce qui sera le cas pour un maximum d’Européens je l’espère : on prévoit déjà une délégation belge plus consistante, et tous les Français, Anglais, Hollandais Allemands ou Italiens qui veulent faire partie du voyage sont les bienvenus … il nous a fallu une année pour comprendre, il nous faudra une année pour gagner !

 

ACTE V – FIN DU SÉJOUR

Le lundi est notre dernière journée sur Philadelphie, on en profite pour aller voir les fameuses marches de Rocky, prendre en photo la fameuse statue Love de Robert Clark et acheter des souvenirs pour nos proches… C’est l’esprit plein de bons souvenirs qu’on rejoint cette bonne vieille Belgique et qu’on rentre à s’maison !

Philly

Source : tonicflo

Merci à tous les gens qui nous ont aidé sur place, à nous éviter d’alourdir trop la note du voyage en nous offrant l’hôtel, le restaurant, les bières, etc. Je ne m’attendais pas du tout à un accueil aussi chaleureux de la part des Américains, ils sont tous bienvenus pour venir rouler sur les pavés de Paris-Roubaix, les monts des Flandres ou les fameuses côtes ardennaises… A l’année prochaine !

Merci à Florent pour ce compte-rendu riche, qui aura donné envie à d’autres à participer à ce genre d’évènements, je l’espère. A l’an prochain dans le Kentucky ?

Compte-rendu du SSCXWC 2013, ép. I

Par SSM - 11 janvier 2014 - Commentaires fermés sur Compte-rendu du SSCXWC 2013, ép. I

Comme cela avait été annoncé juste avant l’évènement, deux acolytes avaient fait le déplacement pour représenter la Belgique et essayer de faire traverser l’Atlantique à l’évènement.

L’un des deux compères, Florent (aka tonicflo aka Guy Kahouze), a rédigé un joli compte-rendu qui sera diffusé en deux épisodes sur One Gear. Je vous laisse découvrir le premier de la série :

ACTE I – PRÉLUDE

Tout avait commencé sur un coup de tête, David (LeDav’ de Singlespeed Belgique) m’envoie un message pour me dire que le patron des cycles Stoemper/Bronto lui a donné ses billets d’avion car il ne peut pas se rendre à Philadelphie, pour le très officiel Championnat du Monde de cyclocross singlespeed (SSCXWC). Cela faisait un an que l’idée de participer à cette course complètement loufoque me trottait dans la tête et je n’attendais qu’un complice de crime. Je réserve mes billets le soir même, me faisant passer pour un cycliste pro au téléphone de la compagnie aérienne car les billets ne sont plus réservables en ligne. Ça passe.

Nous voilà tous les deux engagés dans un voyage qui se promet d’être épique. Heureusement nous sommes presque voisins et après un trajet en train, nous arrivons à l’aéroport de Bruxelles Zaventem, où un vol American Airlines nous attend. Nous n’avons pas pu emmener les vélos (pour des raisons de coût et de praticité) et comme nous partons pour cinq jours seulement, la valise de David est petite. Mon sac de marche est rempli de bouteilles de bières belges, il approche les 30kg et dépasse le poids limite autorisé, mais on ne me dit rien à l’embarquement !

Mais pourquoi des bières belges alors que tout le monde sait qu’elles sont fades et sans saveur ? Car nous représentons officiellement la candidature belge pour l’organisation de l’année prochaine. Là-bas quelques illuminés nous prêteront main forte pour importer la course en Europe pour 2014 !

Avion

Source : tonicflo

Après un voyage sans encombres (deux/trois films, un plateau repas, des blagues vaseuses) on arrive enfin aux US ! Mais il faut d’abord passer les contrôles aux frontières et les ‘ricains ne déconnent pas avec ca. Nous n’avons pas mentionné d’adresse précise pour notre séjour, ne sachant tout simplement pas où nous allions dormir ! Les policiers ne comprennent rien, on essaye de joindre nos contacts locaux mais aucun d’eux ne répond… Se disant que nous n’avions pas l’air si méchant que ca, ils nous laissent filer en n’ayant pas totalement compris notre histoire.

BRACE YOURSELF USA, HERE WE ARE! (préparez-vous les ‘ricains, nous voilà !)

 

ACTE II – ARRIVÉE AUX USA

Après avoir décapsulé une première mousse à la sortie de l’aéroport, nous prenons un train jusqu’au centre-ville où nous retrouvons Gary, qui doit nous emmener jusque Emmaus, ville située à une bonne heure de Philly (surnom de Philadelphie) mais toujours dans l’état de Pennsylvanie. Un bike shop / café local nous sert de lieu de refuge en attendant un rendez-vous de cyclocross le soir même. Les locaux ont l’habitude de venir rouler le jeudi soir pour s’entraîner sur un petit circuit bien sympa !

Emmaus

Source : tonicflo

Après les courses de CX, on prend la direction du centre-ville pour aller siroter des bières et manger la spécialité locale, une espèce de pain avec du steak et de la sauce dedans, servi avec des frites… Repas parfait pour les sportifs que nous sommes.

Nous rencontrons Briana, une jeune fille de 21 ans qui sera notre hôte pour la soirée, hyper sympa elle roule depuis peu mais elle envoie sacrément pour une newbie ! Son appartement est rempli de vélos, de pièces et de cadres, elle lave son vélo dans la douche, etc. Bref, je pense que c’est la future mère de mes enfants.

Le lendemain on traîne au magasin, David en profite pour exercer ses talents d’illustration et crobarde un Eddy Merckx supportant la candidature, la soirée de bienvenue du vendredi soir (qui a lieu dans un bike shop de Philadelphie) sera aussi une exposition d’art des divers candidats à l’organisation pour 2014.

Le gérant nous emmène échanger nos euros contre des dollars locaux, manger dans un diner tout ce qu’il y a de plus américain et à midi, un promoteur de courses local nous paye le resto… Juste une parenthèse pour dire que nous avons été absolument reçus comme des princes, les locaux nous offrant des coups à boire, le resto, les inscriptions aux compéts’ du week-end, des goodies, etc.

Après être revenus dans l’après-midi sur Philly, on arrive à l’hôtel en centre-ville mais nous n’avons pas de chambre de réservée… Briana devait (encore !) nous sauver, mais au final on dormira avec Uncle Dave, les chambres étant visiblement uniquement en quatre places là-bas.

La soirée du vendredi est terrible, la bière coule à flots même si les productions locales me confortent dans l’idée qu’on devrait toujours avoir des mousses belges sous le coude. J’en offre quelque-unes aux personnes avec qui je cause, David montre sa carte d’identité belge à tout le monde, la soirée s’ambiance correctement, au rythme des inscriptions et du concert dans le magasin.

Soirée

Source : tonicflo

On rencontre pas mal de monde, il faut dire qu’avec nos drapeaux et maillots belges on ne passe pas inaperçu. On avait aussi pas mal balancé sur notre venue et la rumeur que des bonhommes du pays de Sven Nys débarquent s’était rapidement répandue. Les gens sont vraiment contents de voir qu’on a fait le déplacement !

Retour en taxi à l’hôtel, première nuit sur Philly un peu agitée, Briana (perdue de vue pendant la soirée) n’est pas là, un bonhomme nous aide à trouver une chambre de libre et on se met à pioncer fermement.

Le second épisode sera diffusé samedi prochain. Suspense, suspense !