Découverte – Trek Stache

Stache
Source : One Gear

Comme mentionné dans le compte-rendu du Roc d’Azur, les produits intéressants pour notre pratique étaient rares. Cependant, un châssis a retenu mon attention et il s’agit de celui du Trek Stache. La marque en proposait à l’essai et il n’a pas fallu longtemps pour me décider. En effet, c’était l’opportunité de découvrir à la fois le 29+ et un châssis a priori intéressant.

Introduit par Surly en 2013, le 29+ est encore un format confidentiel, un effet secondaire du boom du fat. Ou plutôt, une interprétation différente de la volonté d’augmenter l’empreinte au sol et le volume des pneus. Visiblement intéressée par le format, Trek a suivi le mouvement en introduisant le Stache et des pneus sous sa marque d’accessoires, Bontrager. Décliné en trois niveaux de gamme, le cadre du Stache a le bon goût d’être compatible singlespeed et une version est même disponible en kit cadre.

Évidemment, au Roc d’Azur, impossible d’essayer un Stache en singlespeed. C’est donc un multi que j’ai essayé, puisque Trek mettait à disposition des curieux le Stache 9, haut de gamme de la petite lignée. Équipé d’une fourche à suspension et d’une tige de selle télescopique, de produits maison et de grands noms d’équipementiers du marché, avec une transmission 1 x 11, le Stache 9 présente bien. Avec son esthétique à la mode et ses choix matériels, il se positionne volontairement comme un vélo de montagne alternatif aux tous-suspendus inondant le marché. Pour se rapprocher le plus possible d’une utilisation singlespeed, j’ai tâtonné entre deux rapports intermédiaires (30 x 18 et 21).

Stache
Source : One Gear

Je ne vais pas le cacher, les premiers tours de roues ont été perturbants. Il faut s’habituer à l’inertie des roues et trouver un réglage pour la pression des pneus (primordiale sur de tels volumes), avant de pouvoir juger réellement le Stache. Mais j’ai rapidement apprécié le triangle arrière court, rendu possible par le tube de selle coudé, le boîtier de pédalier large et le moyeu au format BOOST. On peut critiquer indéfiniment l’introduction toujours plus rapide de nouveaux standards, mais il faut bien avouer que certains prennent un peu de sens quand on les découvre sur un vélo pensé comme un tout. Ainsi, ce triangle arrière court permet de garder de la vivacité dans les changements de trajectoires, alors que le format de roues s’y oppose naturellement.

Le reste de la géométrie est cohérent, sans réelle surprise, et colle avec le programme du vélo. L’ensemble est stable, rassurant, mais évite l’effet camion avec l’arrière court. Une fois habitué(e) à la taille des roues, l’ensemble est agréable à emmener et on prend un malin plaisir à choisir les terrains ou trajectoires difficiles. Et même si le cadre est très rigide, du fait du matériau utilisé et de la taille des tubes, les roues apportent un confort suffisant à elles seules. Seule ombre au tableau du point de vue géométrie, la hauteur de l’avant est assez importante, du fait de la fourche à suspension de « grand » débattement (110mm) choisie par Trek.

Ce choix me semble très discutable avec ce format de roues, à la fois pour l’effet sur la hauteur du cintre et pour l’intérêt limité de la suspension quand on dispose d’une telle tolérance naturelle des roues. L’inconvénient associé est que le Stache me semble peu adapté aux personnes de moins de 1,80m. J’imagine que cela répond à une logique aux yeux de Trek, mais je crois que j’aurais préféré essayer un Stache 5 (tout rigide, lui). C’est d’ailleurs le modèle de la gamme qui me semble le plus pertinent pour ceux qui voudront essayer le format de roues et se monter un singlespeed original. La fourche à suspension des autres modèles me paraît superflue, d’autant plus en utilisation monovitesse, mais la tige de selle télescopique du Stache 9 a un intérêt pour faciliter les mouvements.

Stache
Source : One Gear

Pour résumer :

Je suis sorti de cette découverte avec un avis différent de celui que j’anticipais. Ainsi, tout ce à quoi je m’attendais sur le format de roues s’est confirmé, autant du côté positif que négatif, mais Trek a su exploiter ce format particulier. Le Stache est une bonne plateforme, évitant l’écueil du comportement « camionesque », alors que le format de roues s’y prête naturellement. L’arrière court est un vrai plus du Stache, même si cela se fait au prix de l’utilisation d’une batterie de nouveaux standards. On peut seulement se demander pourquoi Trek a choisi de développer ce châssis autour d’une fourche à suspension, qui génère un avant très haut. De fait, le Stache me semble plutôt adapté aux grands gabarits et ravira les adeptes de terrains difficiles et/ou ceux qui veulent rouler sans notion de chronomètre.

3 Replies to “Découverte – Trek Stache

  1. Dommage que les chambres d origine fassent 400g, ce qui plombe les sensations alors que les jantes et pneus sont legers…

  2. Yep ici, Davis si tu veux tester un STACH 5, fais signe, j’en ai un dans mon garage depuis peu :-).
    Je confirme que le montage d’origine est en chambres à quasi 400g, mais le bike est livré avec le scotch toilé installé, et une paire de valves. La conversion tubeless est un jeu d’enfant, les pneus Chupacadabra claquent du premier coup (plus compliqué avec un Maxxis installé plus tard).
    Mon montage est resté tout rigide, avec changement des périphériques et transmission 1×10 (plateau 28 – K7 11/36) pour l’hiver, et à faire bientôt le montage singlespeed permis par le réglage intégré de longueur des bases.
    Le VTT est assez joueur, mais les pressions sont délicates à gérer, testé sur sable et neige, on peut descendre jusqu’à 500g devant, mais sur terrain plus dur, l’avant est flou à basse vitesse si le pneu est sous gonflé, il me faut au moins 900g alors. Je n’ai que quelques sorties à son guidon, mais il est bien plus plaisant à rouler que le Fat 26 que j’avais pû tester (Trek Farley). A suivre.

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